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CHRONIQUE - Santé

Mounia SACHA : La Maman

La casquette de maman a été LE déclencheur d’un phénomène inarrêtable et puissant de développement personnel. Etant enceinte de mon premier enfant, j’ai vécu nombreuses remises en question concernant l’éducation de ce bebe.

Publié le 30/06/2023 11:18:03

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La Maman

 

La casquette de maman a été LE déclencheur d’un phénomène inarrêtable et puissant de développement personnel.

Étant enceinte de mon premier enfant, j’ai vécu nombreuses remises en question concernant l’éducation de ce bebe. “

 

Mais bien avant cela, je réfléchissais à comment j’allais nourrir ce foetus et ce petit être miraculeux, tant sur le plan physiologique, qu’émotionnel et spirituel. Nos plus grands changements ont eu lieu pendant cette grossesse ou l’on a décidé de commencer a manger sainement et bio, a diminuer nos déchets et a diminuer nos possessions. Le zéro déchet et le minimalisme ont été mis en place dans notre vie quotidienne, du jour au lendemain, puisque oui, lorsque je suis convaincue par une nouvelle façon de voir ou de vivre les choses, alors je passe à l’action la minute qui suit.

 

À la naissance de Nafis, par césarienne, en 2011 (détail important), je relève les challenges des couches lavables. Je ne comprenais pas pourquoi, une bonne majorité de personnes autour de moi, essayaient de me faire fuir cette idée farfelue de couches lavables. Pourtant, j’ai ADORE l’expérience. Je les trouvais belles, efficaces, faciles a maintenir, saines, et écologiques. Tout ce que j’aime. D’ailleurs, je les ai utilisées pour mes 3 enfants, je les ai encore et c’est leur video qui a le plus de vues (+ 7000) sur ma chaine YouTube à ce jour  :)

 

Aux 18 mois de Nafis, je me questionne énormément sur l’éducation, la punition, la récompense et la fessée. La carotte ou le bâton? Je remets en question l’éducation que j’ai moi-même obtenue et je décide d’en garder les pépites, et de remplacer ce qui m’a tirée vers le bas. Au moment où je demande à l’Univers de me montrer le chemin, je découvrela pédagogie Montessori. Je me renseigne, je regarde, je visionne, je lis, j’assiste à des conférences, je suis convaincue et…j’instaure la pédagogie Montessori à la maison du jour au lendemain. Fini les jouets inutiles et bruyants, et place aux belles étagères organisées dans un environnement cosy et épuré. Je suis en amour pour cette alternative. J’inscris donc Nafis a Little House Montessori, une merveilleuse crèche qui ouvrait a peine ses portes, a deux rues de chez moi. Coïncidence, loi de l’attraction, ou système réticulé activateur (SRA)?

 

Si on va plus loin ensemble, on aura l’occasion d’aborder la magie du SRA :)

 

A 3 ans, Nafis est inscrit à The Montessori Center, une école où j’ai ressenti pour la première fois un alignement à mon socle de valeurs. L’amour, la bienveillance, la paix, la sérénité et le respect de l’enfant et de son rythme de développement.

 

En mai 2016, notre fille Jinane arrive au monde (par voie basse, avec péridurale, détail important également) avec tous les enseignements qu’elle a pu nous apporter. Nous nous mettons au Batch Cooking, aux bees wax wraps et continuons à adopter un mode de vie zéro déchet au niveau suivant. Notre chez nous a encore vécu une réelle transformation du jour au lendemain. Fini les tableaux aux murs, fini les habits gardés “au cas ou”, fini les 36000 cuillers en bois et les 30 casseroles dans les placards. Épuration maximale. Je me rends compte à quel point, lorsque c’est encombré devant, le cerveau est encombré dedans.

 

Quelques mois plus tard, en octobre 2017, notre belle Layane arrive au monde (par voie basse, sans péridurale, détail tout aussi important) également avec son lot d’apprentissages. Avec deux bébés en couches (lavables), qui ne marchent pas encore, qui sont complètement dépendants de nous, il a fallu m’organiser différemment. Je décide de trouver les solutions aux équations du quotidien.

 

Maman de 3 enfants, chercheuse, thésarde et professeure, à la fois.  J’ai connu les nuits blanches la veille de conférences. Les allaitements entre deux cours. Le pompage de lait à la pause déjeuner. Le stress des enfants malades, de la crèche fermée. La course contre la montre. Des réveils à 4h du matin pour préparer des lunch box fraîches et variées avant de préparer le cours de 8h, du jour même. Je me suis pas mal nourrie de mauvais cortisol et d’adrénaline.

 

Je me suis aussi surprise à plusieurs reprises à imprimer des activités ludiques pour mes enfants., alors que j’étais au travail. La créativité et la transmission, m’habitaient de plus en plus. J’ai passé des nuits blanches à découper, plastifier et à coller du Velcro ici et là pour préparer des classeurs d’activités basés sur la pédagogie Montessori.

 

“Cela devenait ma priorité numéro 1. J’aimais ça. Enseigner, transmettre, partager, donner, contribuer, et voir mes enfants s’amuser à grandir. “

 

De retour en France en 2018, je décide de continuer dans cette dynamique là. Je mets en place  des ateliers Montessori, des ateliers de pâtisserie, ainsi que des ateliers et des stages d’anglais pour les enfants du village dans lequel nous habitions.

 

“Mon salon se transformait en lieu d’apprentissage de toutes sortes. Je m’épanouissais. Je voyais du résultat. Je voyais des enfants heureux d’apprendre et contents d’être là. “

 

On peut dire qu’être une future maman, et devenir maman par la suite, a été la source fondamentale de ma plus grande introspection et croissance personnelle. Ce sont ces transformations physiques et physiologiques intérieures qui ont généré mes plus grandes prises de conscience. L’humain, l’enfant et son fonctionnement cognitif et surtout,  cet impact de l’éducation, de la halo-paentalité, de l’environnement, et de la culture, sur le développement psychologique de l’enfant.

 

“Et a ce niveau de votre lecture, vous vous dites, mais en quoi la césarienne était si importante dans la vie de maman de Mounia ? “

 

Et bien oui mes amies. J’ai vécu cette césarienne comme un viol. Je parle d’ailleurs des violences gynécologiques et médicales dans l’une de mes videos sur Youtube. Cette césarienne n’avait pas lieu d’être. J’ai été déclenchée. Puis, lorsqu’on me trouvait un peu trop souriante, on augmentait la dose. J’ai cru mourir a plusieurs reprises. Et l’anesthésiste a loupé ma péridurale. Il m’a dit que c’était de ma faute. Je ne restais pas immobile.

 

“En gros, cette césarienne a marqué le début de mon AFFIRMATION DE SOI face à toute situation qui me cause de l’inconfort. “

 

J’ai littéralement décidé, que dorénavant, moi et moi seule avait le contrôle de mon corps, et pouvait décider pour moi et pour mon corps. Je savais ce que je ne voulais plus jamais vivre!

 

Pour mon deuxième accouchement, je me suis battue contre le corps médical pour accoucher par voie basse malgré cette première césarienne (physiologiquement et médicalement injustifiée). J’ai refusé certains check up prénataux. J’ai refusé qu’on me mette la pression en toquant à ma porte chaque 10 min pour que les contractions se manifestent plus vite. J’ai refusé d’être déclenchée. J’ai été manipulée (le bébé peut être en danger), j’ai donc cédé à la pression. On m’a brisé les membranes et percé la poche des eaux. La péridurale n’a été mise en place que très tardivement. J’ai énormément souffert, mais j’étais fière de m’être affirmée à 90%.

 

Pour mon troisième accouchement, je suis restée à la maison pendant mes 24h de travail. J’ai pris soin de moi. J’ai mangé. Je me suis relaxée dans mon bain. Et quand j’ai senti que c’était le moment, je suis allée a l’hôpital. J’ai appelé ma Doula. J’ai décidé de ne rester que dans le hall de l’hôpital. Il était hors de question que je sois clouée au lit. J’ai NATURELLEMENT perdu les eaux. 20 min plus tard, le bébé était là. J’ai physiquement souffert, mais ce fut le meilleur accouchement de ma vie!

 

Pourquoi?

 

Parce que je suis restée ALIGNÉE à mes valeurs, et j’ai répondu à mes besoins.

 

C’est là que j’ai réellement compris cette notion d’alignement, et de son ressenti au plus haut degré.

 

“Se sentir alignée est une sensation d’un autre monde. “

 

Aujourd’hui, j’apprends, j’applique, je maitrise et j’incarne, dans le but de transmettre aux personnes que j’accompagne mais aussi et surtout à mes enfants et aux enfants du monde.

 

Et je me pose des questions essentielles :

 

• Comment l’adulte peut-il créer des climats porteurs et fondateurs qui favorisent l’orientation des boussoles des plus jeunes ?

• Comment créer un climat d’amour inconditionnel afin que l’enfant revienne là où il fait bon vivre ?

• Quelle est la personne que je suis au-delà du petit personnage qui a peur de déranger, de prendre trop de place ou de déplaire à ses parents ?

• Comment briser le mur bâti par le reproche et le jugement ?

 

Les enfants sont les personnes parfaites au développement personnel de l’adulte.

 

Ils sont à la fois notre miroir, et l’incarnation physique de notre enfant intérieur.

 

Ils sont les adultes de demain. Ils sont le monde de demain.

 

Et comme dirait l’un de mes formateurs, Martin Latulippe :

“Meilleur Humain, Meilleur Demain”.

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Chronique Mounia Sacha

Santé

par Mounia SACHA Coach, mentore & experte en neur