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ACTUALITÉ - Bien-être

Perfectionnisme : quand tu t’épuises à mériter ta place

Avant de commencer, je te propose un cadre clair et respectueux : cet article est une ressource de compréhension et de transformation. Il ne remplace pas un avis médical, psychologique ou psychiatrique. Si tu es en détresse, si ton corps te dit stop, si tu as des idées noires ou une angoisse qui t’engloutit, demande de l’aide à un professionnel. Maintenant… on peut entrer dans le sujet. Et on va le faire avec lucidité, un peu d’humour, et cette sagesse ancienne qui sait reconnaître l’âme derrière les symptômes. Le perfectionnisme est probablement l’une des addictions les plus applaudies de notre époque. On le sert en costume sur LinkedIn, on le saupoudre sur les CV, et on le présente comme une preuve de sérieux. “Je suis perfectionniste”, dit-on, comme si on annonçait : “Je suis quelqu’un de fiable.” Mais dans la vraie vie, le perfectionnisme n’est pas toujours une qualité. C’est souvent un symptôme. Et parfois même un mécanisme de survie. Je te le dis sans détour : le perfectionnisme n’est pas le signe que tu veux bien faire. C’est souvent le signe que tu veux être en sécurité. Parce qu’au fond, ce que tu cherches n’est pas la perfection. C’est l’absence de danger. Le danger d’être jugé(e). Le danger de décevoir. Le danger d’être rejeté(e). Le danger d’être “pas assez”. Et quand l’estime de soi est fragile, l’être humain croit qu’il doit mériter sa place. Il ne la prend pas. Il la gagne. Il la prouve. Il la paye et il en souffre. Alors oui, tu peux cocher toutes les cases, être admirable, efficace, performant(e), et pourtant vivre intérieurement comme si tu passais un examen permanent. Et ton système nerveux, lui, n’en peut plus. Le perfectionnisme : cette politesse intérieure qui te fait violence Le perfectionnisme est rarement spectaculaire. Il ne ressemble pas à quelqu’un qui hurle “je veux que tout soit parfait”. Il ressemble à quelqu’un qui sourit et qui dit : “Ça va, je gère.” Il ressemble à quelqu’un qui relit trois fois un message avant de l’envoyer, qui passe une heure sur un détail que personne ne verra, qui repousse un projet parce que “ce n’est pas encore assez abouti”, qui se lève tôt pour “prendre de l’avance”, qui s’endort tard parce que “ce n’est pas fini”, et qui vit avec cette sensation qu’il manque toujours quelque chose. Ce “quelque chose” n’est pas dans le document. Il est dans le regard. Dans le jugement. Dans l’imaginaire du jugement, souvent. Parce que la vérité est cruelle et libératrice : les autres pensent beaucoup moins à toi que ton perfectionnisme te le fait croire. Mais ton système nerveux n’écoute pas la vérité. Il écoute la peur. Et la peur, elle, est très convaincante. Elle parle en phrases absolues, élégantes, bien structurées, comme un avocat intérieur : “Si tu fais une erreur, tu vas perdre ta crédibilité.” “Si tu déçois, tu vas perdre l’amour.” “Si tu n’es pas irréprochable, on va voir que tu n’es pas légitime.” Et toi, tu obéis. Parce que ton cerveau a été programmé pour la survie sociale. Estime de soi basse : quand la valeur devient conditionnelle On croit souvent que le perfectionnisme est une question d’exigence. En réalité, c’est souvent une question d’estime de soi. Quand l’estime de soi est stable, tu peux faire une erreur sans t’effondrer. Tu peux rater sans perdre ta dignité. Tu peux apprendre sans te haïr. Quand l’estime de soi est fragile, l’erreur n’est pas une information. C’est une menace identitaire. Elle ne dit pas “tu as raté”. Elle dit “tu es nul(le)”. Elle ne dit pas “ce n’est pas parfait”. Elle dit “tu n’es pas digne”. Et là, ton système nerveux se mobilise. Pas pour faire bien. Pour éviter la honte. C’est important de comprendre cette nuance, parce que c’est elle qui te libère : tu ne cherches pas la perfection, tu cherches à éviter une douleur ancienne. La honte. Le jugement. L’humiliation. Le rejet. La sensation d’être “de trop” ou “pas assez”. Le perfectionnisme est souvent un bouclier contre cette douleur. Mais comme tout bouclier porté trop longtemps, il finit par te casser le bras. Pourquoi la peur de l’erreur épuise le système nerveux Ton cerveau est une machine à anticiper. Il cherche à réduire l’incertitude. Et la perfection est une tentative illusoire de contrôler l’incertitude. Si tout est parfait, alors personne ne pourra te critiquer. Si personne ne te critique, alors tu seras en sécurité. Voilà le raisonnement implicite. Sauf que ce raisonnement a un défaut : il est infini. Il n’y a pas de moment où c’est “assez parfait” pour un cerveau anxieux. Il y a seulement un moment où tu es trop fatigué(e) pour continuer. Quand tu vis dans le perfectionnisme, ton système nerveux reste dans un état de mobilisation. Même si tu n’es pas en panique, tu es en tension. Une tension cognitive et corporelle. Tu surveilles. Tu corriges. Tu préviens. Tu anticipes. Tu ajustes. Et ce mode consomme énormément d’énergie. Ce n’est pas seulement mental. C’est physiologique. Ton corps mobilise des ressources comme si tu étais en danger. Ton sommeil devient moins réparateur parce que l’organisme ne descend pas complètement en mode récupération. Ton système digestif peut se dérégler. Ta respiration peut rester haute. Ton seuil de tolérance baisse. Et tu deviens plus réactif(ve) aux imprévus, aux critiques, au bruit du monde. C’est ainsi que le perfectionnisme peut contribuer au stress chronique : il maintient le corps dans un état où la sécurité est toujours à conquérir. La stratégie du perfectionniste (et son piège) La PNL nous apprend à regarder comment tu fais ce que tu fais. Le perfectionniste a souvent une stratégie interne très précise. Il imagine une scène où il est jugé. Il ressent une tension. Il entend une voix intérieure qui dit “pas assez”. Il se met à travailler plus. Il corrige. Il contrôle. Il vérifie. Il recommence. Il obtient un résultat plus propre. Et il ressent un soulagement temporaire. Ce soulagement est la drogue. Il renforce la stratégie. Le cerveau apprend : “Quand je suis parfait(e), je me sens mieux.” Et il oublie le coût. Le coût, c’est que tu apprends à ton système nerveux que la sécurité dépend de la perfection. Donc tu ne peux jamais te reposer vraiment. Le perfectionnisme n’est pas un trait de caractère. C’est un conditionnement. Un conditionnement qui dit : “Si je suis irréprochable, je serai aimé(e).” Et parfois même : “Si je suis irréprochable, je ne serai pas attaqué(e).” Alors oui, tu deviens performant(e). Mais tu deviens aussi prisonnier(ère). La honte : la racine silencieuse Parlons de ce mot qui fait grimacer tout le monde : la honte. Parce qu’il est souvent au cœur du perfectionnisme, mais personne ne veut le dire. La honte, ce n’est pas “j’ai fait quelque chose de mal”. La honte, c’est “je suis mauvais(e)”. C’est “il y a quelque chose de défectueux en moi”. Et cette sensation peut venir d’histoires très différentes : une enfance où l’erreur était punie, un environnement où on ne t’a aimé qu’à condition d’être exemplaire, une humiliation vécue, un rejet, une relation toxique, ou même une accumulation de micro-jugements qui t’ont fait croire que tu devais te “tenir”. Quand la honte est là, le perfectionnisme devient une armure. Il te donne l’impression d’être au-dessus de la critique. Il te donne un faux pouvoir. Et l’humour, ici, c’est qu’il te rend aussi extrêmement fragile : parce que si tu es parfait(e), tu n’as plus le droit d’être humain(e). Tu vois le piège ? Tu veux être accepté(e), et tu te construis une prison. Une époque qui confond “être” et “faire” On ne peut pas parler de perfectionnisme sans parler du monde dans lequel on vit. Nous sommes dans une époque où l’on confond la valeur avec la productivité, l’identité avec la réussite, la dignité avec la performance. On est évalué, noté, comparé, exposé. Et même quand personne ne nous évalue, on s’évalue soi-même, parce qu’on a internalisé le regard social. Le perfectionnisme est donc aussi une adaptation à un système : un système qui récompense ceux qui se sur-exploitent. Un système qui applaudit la disponibilité permanente. Un système qui fait passer l’exigence pour de la maturité, et l’épuisement pour du courage. Le problème, c’est que ton système nerveux n’a pas été conçu pour être performant en continu. Il a été conçu pour alterner mobilisation et récupération. Le perfectionnisme casse cette alternance. Et quand l’alternance est cassée, l’organisme s’use. Les peurs “irrationnelles” : quand le corps n’a plus de marge À force de vivre en surcontrôle, ton système nerveux finit par perdre sa souplesse. Et là, des peurs apparaissent, parfois surprenantes. Tu peux commencer à avoir peur de choses simples : prendre la parole, envoyer un message, prendre une décision, être vu(e), être évalué(e), décevoir. Tu peux aussi vivre de l’angoisse sans objet clair, comme une marée interne. Le mental appelle ça “irrationnel” parce qu’il ne trouve pas de cause logique. Mais le corps, lui, sait très bien. Le corps dit : “Je suis saturé.” Un organisme saturé déclenche des alertes plus facilement. Il interprète plus vite un micro-signal comme une menace. Il perd la capacité de relativiser. C’est ici que le perfectionnisme peut conduire vers le burnout : parce qu’il t’a entraîné à ne jamais lâcher, et le jour où tu ne peux plus, tout s’écroule. Le burnout : quand l’armure devient trop lourde Le burnout, dans cette lecture, n’est pas un accident. C’est la conclusion logique d’une stratégie. Une stratégie qui a peut-être sauvé ta place à un moment. Qui t’a donné des résultats. Qui t’a donné de la reconnaissance. Mais qui t’a coûté ton repos, ton souffle, ta joie, ta présence. Au début, tu as l’énergie. Tu tiens. Tu réussis. Et on te confie plus. Et tu prends plus. Et tu veux faire encore mieux. Et ton corps suit, parce qu’il est loyal. Jusqu’au jour où il ne suit plus. Et quand il ne suit plus, ça peut être brutal : incapacité à se lever, brouillard mental, crises d’angoisse, larmes, irritabilité, perte de sens, fatigue écrasante. Parfois, c’est plus discret : une lente érosion, une perte d’élan, une sensation d’être “vide”. Dans les deux cas, le message est le même : “Je ne veux plus vivre en mode examen.” Comment sortir : remplacer l’exigence par l’axe La sortie du perfectionnisme ne consiste pas à devenir négligent. La sortie consiste à redevenir vivant(e). À retrouver ton axe. À apprendre que ta valeur ne dépend pas de ton niveau de contrôle. Je te donne une image. Le perfectionniste marche avec une loupe. Il scrute les défauts. Il traque l’erreur. Il se tient sur un fil. L’être aligné marche avec une boussole. Il ne cherche pas la perfection : il cherche la direction juste. La direction juste, c’est celle qui respecte ton système nerveux. Celle qui respecte ton énergie. Celle qui respecte ton rythme. Celle qui respecte ton humanité. Et paradoxalement, c’est souvent elle qui te rend le plus efficace, parce que tu n’es plus en train de te battre contre toi. Les Retraites de l’Éveil : désarmer l’armure, en sécurité Dans les Retraites de l’Éveil, on ne “travaille pas sur soi” comme on coche une to-do list. On recrée les conditions dans lesquelles le système nerveux peut enfin descendre. On sort de la surstimulation. On revient au vivant. On remet le corps au centre. On utilise des pratiques de régulation, du breathwork, une sobriété mentale, un espace de silence et de nature. Et selon le cadre, les personnes et la proposition, on peut explorer des formes de jeûne (mental, émotionnel, intermittent, hydrique) avec discernement, toujours dans le respect du terrain de chacun. Le but n’est pas de “réussir la retraite”. Le but est de réapprendre quelque chose d’essentiel : tu peux exister sans prouver. Tu peux être aimé(e) sans être impeccable. Tu peux être respecté(e) sans te sur-exploiter. Et ça, ton système nerveux ne l’apprend pas en théorie. Il l’apprend par l’expérience. L’accompagnement individuel : quand il faut une précision chirurgicale Parfois, le perfectionnisme est trop enraciné pour être désamorcé seul. Parce qu’il est lié à une histoire. À une blessure. À une peur archaïque. Et alors, mon accompagnement individuel est nécessaire. Pas parce que tu reconnais ta vulnérabilité. Parce que tu es prêt(e) à arrêter de te mentir. En accompagnement, on va voir comment le perfectionnisme se déclenche. On va identifier la croyance racine. On va travailler la honte. On va rééduquer le système nerveux. On va te faire poser des actes concrets : dire non, faire une tâche à 90% et observer ce qu'il se passe, respirer avant de contrôler, tolérer l’imperfection sans se punir. Et petit à petit, la prison perd ses murs. Ce travail n’est pas une lutte. C’est une reconquête. L’humour comme médecine : ton perfectionnisme n’est pas ton patron Je te propose un petit sourire, parce qu’il réintroduit du vivant. Imagine ton perfectionnisme comme un manager toxique qui vit dans ta tête. Il arrive dès le matin, café à la main, et dit : “Bonjour. Aujourd’hui, on va être irréprochable.” Tu peux soit le laisser diriger ta journée, soit lui répondre : “Merci pour ton zèle. Assieds-toi. Aujourd'hui, c'est moi qui conduis.” Le but n’est pas de tuer le manager. Le perfectionnisme a voulu te protéger. On va juste lui enlever les commandes. Conclusion : tu ne mérites pas ta place, tu l’incarnes Je vais finir avec une phrase simple, parce que les phrases simples font parfois plus de bien que mille concepts. Ta place ne se mérite pas. Ta place s’incarne. Quand tu te sens obligé(e) d’être parfait(e), c’est souvent que tu as oublié que tu es déjà digne. Et cet oubli crée du stress. Ce stress épuise le système nerveux. Ce système nerveux épuisé te rend plus vulnérable au burnout, aux peurs, au stress chronique. La boucle est cohérente. Et la sortie l’est aussi. La sortie, c’est de remplacer la performance par la présence. De remplacer le contrôle par la régulation. De remplacer la peur du jugement par la stabilité intérieure. Et ce chemin, tu n’as pas à le faire seul(e). Si tu sens que tu es au bord, ou que tu es déjà dans l’épuisement, les Retraites de l’Éveil sont un espace pour déposer l’armure et retrouver ton axe, au contact du souffle, du corps, de la nature, et d’une sobriété qui répare. Si tu sens que ton perfectionnisme est une seconde peau et que tu veux un travail profond et précis, l’accompagnement individuel est une porte pour transformer la stratégie à la racine, et reconstruire une estime de soi stable, incarnée, durable, suis ce lien : https://marie-christine-millet.fr/ Et si tu ne sais pas encore ce que tu veux, commence par ceci : aujourd’hui, choisis une seule chose à faire à 90%. Et observe ce qui se passe en toi. Tu verras que ce n’est pas “la tâche” le sujet. Le sujet, c’est ta permission d’exister imparfaitement. C’est là que la vie recommence. Par Marie-Christine Millet

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26 Janvier 2026

ACTUALITÉ - Bien-être

Se comparer, c’est se perdre : le stress social qui sabote l’estime de soi

Avant de plonger, je pose un cadre simple, parce que c’est ma manière de respecter ton corps et ton histoire : ce texte est une ressource de compréhension et de transformation, pas un diagnostic médical. Si tu es en souffrance aiguë, si tu sens que tu perds pied, fais-toi accompagner par un professionnel. Et si tu es en danger immédiat, appelle les urgences. Maintenant… respire. Et lis. Parce que parfois, mettre des mots justes sur une fatigue invisible, c’est déjà commencer à guérir.  Il y a des poisons qui font tousser, et des poisons qui font sourire. La comparaison, elle, est un poison chic. Elle ne se présente pas comme une agression. Elle se présente comme une “motivation”. Un petit moteur. Un petit aiguillon. Un petit “regarde, tu peux faire mieux”. Et pourtant, sous sa robe bien repassée, la comparaison fait quelque chose de très précis : elle te vole ton axe. Elle te débranche de toi. Elle transforme ta vie en compétition silencieuse, même quand tu n’as jamais demandé à participer. Le pire, c’est que tu peux être une personne brillante, sensible, engagée, responsable, et te faire happer par ce mécanisme sans t’en rendre compte. Parce que la comparaison ne s’installe pas comme une décision consciente. Elle s’installe comme un réflexe. Un réflexe qui dit : “Est-ce que je suis assez ?” Et cette question, quand elle tourne en boucle, n’est pas une question philosophique. C’est une question biologique. Ton système nerveux la prend très au sérieux. Alors aujourd’hui, je vais te parler de ce stress social sournois, de ces peurs inconscientes qui naissent quand l’estime de soi est fragile, de la manière dont ton cerveau adore comparer, et de ce que ça coûte au corps. Je vais aussi te montrer comment on se désintoxique, sans se mentir, sans s’auto-flageller, et avec cette pointe d’humour qui remet le mental à sa place : celle d’un serviteur, pas d’un tyran. La comparaison : ce n’est pas “dans ta tête”, c’est dans ton système nerveux On dit souvent : “Arrête de te comparer.” Comme si on disait à quelqu’un qui se noie : “Arrête de boire la tasse.” C’est sympathique, mais ça n’aide pas. La comparaison est un comportement profondément humain. Elle fait partie de notre architecture sociale. Notre cerveau est un cerveau de tribu. Il a été conçu pour se situer : suis-je en sécurité dans le groupe, ai-je une place, est-ce que je risque l’exclusion ? Pendant des milliers d’années, l’exclusion n’était pas un problème d’estime. C’était un problème de survie. Donc oui, ton cerveau compare. Il compare ton statut, tes compétences, ton apparence, ton rythme, ta réussite, ton niveau d’énergie, ton couple, ton compte en banque, ton nombre de likes, ton nombre d’amis, ton nombre d’abonnés. Il compare parfois même ta paix intérieure, ce qui est franchement ironique : “Regarde comme elle a l’air zen, moi je suis nul, je ne suis même pas zen correctement.” On touche ici à un sommet d’élégance mentale. Ce mécanisme devient toxique quand l’estime de soi est fragile, parce que la comparaison se transforme alors en verdict. Elle n’est plus un repère. Elle devient une sentence. Tu ne regardes plus l’autre pour t’inspirer : tu regardes l’autre pour te juger. Et ton système nerveux, lui, traduit ce jugement en signal de menace. C’est là que le stress commence. Pas quand tu travailles trop. Pas quand tu as trop de responsabilités. Le stress commence quand tu te sens “en retard” sur ta propre vie. Le stress social : la peur inconsciente de ne pas avoir de place Quand tu te compares, tu crois que tu compares des résultats. En réalité, tu compares une chose beaucoup plus primitive : ta légitimité. Tu compares ton “je suis” à un “il/elle est”. Et si ton estime de toi est faible, ton cerveau n’entend pas : “Oh, il/elle est performant(e).” Il entend : “Moi, je ne vaux pas assez.” C’est là que le poison chic devient poison tout court. Et cette sensation de ne pas valoir assez n’est pas juste une pensée triste. C’est un déclencheur physiologique. Elle active l’hypervigilance, le contrôle, l’anticipation, la suradaptation. Elle pousse à surperformer pour compenser. Elle pousse à se rendre utile pour exister. Elle pousse à “faire plus” pour mériter. Tu peux alors te retrouver dans un quotidien où tu ne vis plus depuis ton désir, mais depuis une peur invisible. La peur d’être insignifiant(e). La peur de ne pas être choisi(e). La peur de ne pas être aimé(e). La peur d’être démasqué(e). La peur d’être “moins”. Ces peurs sont souvent inconscientes. Elles se cachent derrière des comportements socialement valorisés. Tu dis que tu es ambitieux(se), alors qu’en réalité tu es terrifié(e) d’être banal(e). Tu dis que tu es perfectionniste, alors qu’en réalité tu évites la honte. Tu dis que tu es “exigeant(e)”, alors qu’en réalité tu ne te sens pas en sécurité. Et ton corps, dans tout ça, fait ce qu’il peut : il serre, il accélère, il anticipe. Il reste prêt. Pourquoi ton cerveau adore comparer : la mécanique neuroscientifique (version humaine) Ton cerveau est une machine à prédire, à trier et à économiser de l’énergie. Il adore ce qui lui donne une illusion de contrôle. Et la comparaison donne une illusion de contrôle. Comparer, c’est croire qu’on peut se situer. Se situer, c’est croire qu’on peut agir. Et agir, c’est croire qu’on peut éviter la douleur. Ton cerveau fait donc un raisonnement simple, presque enfantin : “Si je sais où je suis par rapport aux autres, je peux ajuster.” Sauf que ce raisonnement devient toxique quand l’ajustement se fait contre toi. La comparaison déclenche souvent un cocktail interne : frustration, peur, agitation, parfois honte. Et la honte est un carburant puissant. Elle ne t’arrête pas forcément. Elle te pousse. Elle te fait travailler plus, te vendre plus, te justifier plus, te montrer plus, ou te cacher plus. Elle t’empêche de simplement être. Le cerveau adore aussi comparer parce qu’il est très sensible aux signaux sociaux. Le regard, l’approbation, la reconnaissance, le rejet, sont des stimuli majeurs. Les réseaux sociaux, à ce titre, ne sont pas le diable. Ils sont un amplificateur. Ils rendent visible ce qui était auparavant invisible : la hiérarchie sociale, en direct, en HD, avec filtres. Tu te réveilles, tu ouvres ton téléphone, et sans même l’avoir décidé, ton système nerveux entre en compétition avec des gens qui ne savent même pas que tu existes. C’est quand même une prouesse : ton cerveau a inventé une arène, et tu t’y bats seul(e). Le piège le plus cruel : comparer ton “dedans” au “dehors” des autres La comparaison est souvent injuste parce qu’elle compare des choses qui ne sont pas comparables. Tu compares ton monde intérieur, avec ses doutes, ses fatigues, ses peurs, ses cicatrices, à l’image extérieure de l’autre, lissée, choisie, souvent optimisée. Même dans la vraie vie, tu compares ton vécu à la façade de quelqu’un. C’est comme comparer ton brouillon à la couverture d’un livre. Comme comparer tes coulisses à la scène de l’autre. Tu ne peux pas gagner. Et si ton estime est fragile, tu ne cherches pas à gagner. Tu cherches à te prouver que tu as raison de te sentir “moins”. La comparaison devient alors une manière sophistiquée d’entretenir ton auto-dévalorisation. Une manière polie de te faire mal. L’épuisement du système nerveux : quand tu vis en “retard permanent” Le stress chronique, ce n’est pas seulement “trop de choses à faire”. C’est souvent “trop de choses à être”. Quand tu te compares, tu crées un décalage interne. Tu crois que tu es en retard. Et vivre en retard est un état de mobilisation permanente. Ton corps se met à courir pour rattraper une ligne d’arrivée qui bouge sans cesse. Tu peux le sentir dans ton quotidien : tu as du mal à savourer. Tu termines une tâche et tu passes immédiatement à la suivante. Tu reçois un compliment et tu l’esquives. Tu réussis quelque chose et tu n’intègres pas. Parce que l’intérieur n’est pas dans l’accueil. Il est dans la poursuite. Ce mode de poursuite épuise le système nerveux. Il use le sommeil. Il rigidifie le corps. Il surcharge la pensée. Il diminue la tolérance aux imprévus. Il rend le monde plus menaçant qu’il ne l’est. Et là apparaissent parfois des peurs irrationnelles. Peur de parler. Peur d’échouer. Peur d’être vu(e). Peur d’être oublié(e). Peur de prendre une décision. Peur de perdre le contrôle. Peur de “ne pas être assez”. Et ces peurs ne sont pas irrationnelles : elles sont cohérentes avec un organisme saturé. Quand le système nerveux est épuisé, il perd sa capacité à réguler. Il devient plus réactif. Il interprète plus vite. Il se défend plus fort. C’est comme si ton seuil d’alerte était descendu. Et tout devient “trop”. Le burnout : quand la comparaison devient un métier à temps plein Le burnout arrive souvent chez les personnes engagées et responsables. Celles qui prennent sur elles. Celles qui veulent bien faire. Celles qui s’oublient avec dignité. Et la comparaison, chez elles, agit comme un accélérateur. Parce que la comparaison alimente le perfectionnisme. Le perfectionnisme alimente la surperformance. La surperformance alimente la fatigue. La fatigue alimente l’irritabilité et la perte de clarté. Et la perte de clarté alimente la comparaison : “Pourquoi je n’arrive plus à faire comme avant ? Les autres y arrivent.” Et voilà la boucle. Tu te retrouves à courir après une version de toi que tu ne peux plus être. Et au lieu d’écouter ton corps, tu le traites comme un employé qui doit “tenir”. Jusqu’au jour où il fait grève. Et sa grève, c’est parfois une incapacité réelle : incapacité à se concentrer, incapacité à décider, incapacité à se lever, incapacité à supporter le bruit du monde. Le burnout n’est pas une faiblesse. C’est un message. Et souvent, ce message dit : “Je ne veux plus vivre pour prouver.” Les programmes invisibles qui entretiennent la comparaison Quand je t’accompagne, je n’attaque jamais la comparaison comme un “défaut”. Je la regarde comme une stratégie. Une stratégie qui sert quelque chose : te protéger. En PNL, on observe la structure. Et chez les comparateurs chroniques, on retrouve souvent des mécanismes qui tournent en arrière-plan. Parfois tu lis dans les pensées : tu es persuadé(e) de ce que les autres pensent de toi. Parfois tu généralises : une erreur devient “je suis nul(le)”. Parfois tu catastrophises : un “non” devient un rejet total. Parfois tu filtres le négatif : tu vois ce qui manque, pas ce qui est déjà là. Parfois tu disqualifies le positif : tu réussis, mais “c’était facile”. Et tout cela finit par créer une identité : “Je ne suis pas assez.” Le cerveau n’aime pas le vide. Si tu ne définis pas ta valeur, il le fera à ta place. Et il le fera avec le critère le plus disponible : le regard social. Comment se désintoxiquer : sortir de la comparaison sans devenir naïf(ve) Se désintoxiquer ne signifie pas “ne plus jamais comparer”. Ça signifie : ne plus laisser la comparaison gouverner ta biologie. Il y a une différence entre observer et se juger. Entre s’inspirer et se détruire. Entre apprendre et se punir. La désintoxication commence par une question simple, que je te propose de garder comme une boussole : “Quand je compare, qu’est-ce que je cherche vraiment ?” Très souvent, tu ne cherches pas une information. Tu cherches une permission. Tu cherches l’autorisation d’être toi, d’être lent(e), d’être humain(e), d’être en chemin. Tu cherches l’autorisation d’exister sans prouver. Alors la première étape consiste à rendre cette permission consciente. Et à la donner. À toi. Tu peux commencer par une pratique reminds-toi, très simple, presque agaçante tellement elle est simple : quand tu te surprends à scroller et à te sentir “moins”, tu poses ton téléphone. Tu poses ta main sur ton sternum. Tu expires longuement. Et tu dis intérieurement : “Je reviens à moi.” Tu n’es pas en train de faire du développement personnel. Tu es en train de faire de la neuro-hygiène. Tu es en train de dire à ton organisme : “Ce n’est pas un danger.” Exemple concret : la comparaison qui se déguise en “remise en question” Tu as peut-être déjà vécu ça. Tu vois quelqu’un réussir, publier, avancer. Et tu te dis : “Ça me motive.” Puis tu te sens tendu(e). Tu te sens petit(e). Tu te mets à travailler frénétiquement. Tu te forces. Tu t’agites. Et tu appelles ça de la motivation. La vraie motivation, elle ouvre. Elle fait respirer. Elle donne de l’élan. La comparaison toxique, elle serre. Elle accélère. Elle épuise. Elle donne une énergie de fuite. Si après avoir regardé quelqu’un, tu te sens contracté(e), ce n’est pas de l’inspiration. C’est de l’alarme sociale. Le jeûne mental et émotionnel : une cure de sobriété contre le poison chic La comparaison adore le flux. Elle adore les stimuli. Elle adore les images. Elle adore les standards. Elle adore les vitrines. Alors une des voies les plus puissantes est la sobriété. Pas la sobriété punitive. La sobriété qui libère. Le jeûne mental, ici, consiste à réduire volontairement l’entrée de comparaison. À choisir des plages sans réseaux, sans contenus “performance”. À redonner au cerveau des espaces de silence où il rappelle une vérité simple : “Je suis vivant(e). Et c’est suffisant.” Le jeûne émotionnel consiste à arrêter de porter l’émotion de la comparaison comme si c’était une obligation. Quand tu te compares, tu ressens souvent honte, colère, tristesse, frustration. Au lieu de t’y noyer, tu apprends à reconnaître : “Je ressens ça. Je ne suis pas ça.” Et tu reviens au corps. Toujours au corps. Parce que le corps est le seul endroit où le stress peut réellement se dissoudre.  Dans les Retraites de l’Éveil, cette sobriété n’est pas un concept. C’est une expérience. On sort de la surstimulation. On revient à la nature, au souffle, à une présence qui ne se compare pas. Parce que la forêt ne te demande pas tes résultats. Elle te reçoit. Et ton système nerveux comprend, enfin, ce que ton mental oublie : la dignité n’a rien à prouver. Réapprendre la sécurité intérieure avec le breathwork Le breathwork, dans cette thématique, n’est pas un gadget. C’est un outil de recâblage. Quand tu compares, tu actives. Quand tu respires, tu régules. Et ce qui est magnifique, c’est que la respiration ne débat pas. Elle ne négocie pas. Elle ne te demande pas si tu as “raison” de te sentir stressé(e). Elle t’offre un chemin direct vers une nouvelle base. Tu peux apprendre à faire descendre l’activation, à relâcher la poitrine, à déverrouiller le diaphragme, à calmer les scénarios. Et quand le corps se calme, l’esprit devient moins cruel. Ce n’est pas “magique”, c’est cohérent. La Boussole de l’Éveil : de l’échelle sociale à l’axe intérieur La comparaison fonctionne sur une échelle. Une échelle où il y a “mieux” et “moins bien”. Or cette échelle est souvent une illusion. Parce qu’elle ne mesure pas la paix, ni la dignité, ni l’alignement, ni la santé. La Boussole de l’Éveil, c’est un outil pour passer de l’échelle à l’axe. Au lieu de te demander “où je suis par rapport aux autres”, tu te demandes “où je suis par rapport à moi”. Est-ce que ce que je fais me nourrit ? Est-ce que ce que je poursuis me respecte ? Est-ce que ma direction est dictée par la peur ou par ma vérité intérieure ? Est-ce que je suis en train de vivre ou de me vendre ? Quand ces questions entrent dans ta vie, la comparaison perd son pouvoir. Elle devient un signal. Un petit voyant qui s’allume : “Attention, tu t’es éloigné(e) de toi.” Pourquoi l’accompagnement individuel est parfois indispensable Il y a des personnes qui peuvent se désintoxiquer seules. Et puis il y a des personnes qui ont une comparaison ancrée dans une vieille blessure. Une blessure de rejet, d’humiliation, de trahison, d’abandon, d’injustice et même d'impuissance. Chez elles, la comparaison est comme une seconde peau. Dans ce cas, nous pouvons lors d'un accompagnement individuel travailler finement. Repérer les déclencheurs. Comprendre la structure interne. Reprogrammer les croyances. Restaurer une estime stable. Sortir de la honte. Retrouver une identité qui ne dépend pas du regard. Parce que tu peux arrêter de scroller, mais si ton cerveau continue de te comparer dans ta tête, tu as juste déplacé le problème. Le but n’est pas de vivre coupé(e) du monde. Le but est de vivre en paix dans le monde. Et ça, c’est une compétence. Ça s’apprend. La fraternité humaine : le vrai antidote La comparaison est une séparation. Elle divise. Elle isole. Elle met des barrières invisibles. Elle te fait croire que l’autre est un rival, même quand l’autre pourrait être un allié. La fraternité humaine, c’est le contre-pied. C’est se rappeler que l’autre n’est pas une menace, mais un miroir. Pas un miroir pour se juger. Un miroir pour se rencontrer. Quand tu regardes quelqu’un et que tu te sens petit(e), tu peux te demander : “Qu’est-ce que je reconnais chez lui/elle que je n’ose pas reconnaître chez moi ?” Souvent, ce n’est pas la réussite qui fait mal. C’est la permission. L’autre se permet. Et toi, tu ne te permets pas. Alors l’antidote devient une phrase simple : “Je me permets.” Conclusion : tu ne te compares pas parce que tu es faible, tu te compares parce que tu cherches ta place Je veux que tu retiennes ceci : la comparaison n’est pas un défaut moral. C’est un mécanisme de sécurité. Et ce mécanisme devient toxique quand l’estime de soi est fragile, parce qu’il transforme la vie en examen permanent. Tu peux sortir de cette spirale. Pas en te forçant à “penser positif”. Mais en régulant ton système nerveux. En réapprenant le silence. En reprenant ton axe. En retrouvant une estime qui ne dépend pas d’un classement imaginaire. Et si tu veux accélérer cette sortie, il existe deux portes naturelles. Il y a les Retraites de l’Éveil, pour vivre une vraie désintoxication : sortir du flux, revenir à la nature, réapprendre la sécurité intérieure par le souffle, la présence, la sobriété, et selon les cadres adaptés, le jeûne mental, émotionnel, intermittent ou hydrique. Là, ton corps comprend, enfin, qu’il n’a rien à prouver. Et il y a mon accompagnement individuel, pour travailler la structure intime : la honte, la peur du jugement, la suradaptation, le perfectionnisme, les croyances d’insuffisance. Pour que ta valeur cesse d’être une hypothèse, et redevienne une base, suis ce lien : https://marie-christine-millet.fr/ Si tu t’es reconnu(e), ne fais pas ce que tu fais d’habitude : ne minimise pas. Ne te dis pas “c’est normal”. Ce n’est pas “normal” de se battre contre soi. C’est répandu. Ce n’est pas pareil. Et maintenant, une question, juste une, pour fermer la boucle : si tu arrêtais de te comparer pendant 24 heures… qui aurais-tu la permission d’être ? Par Marie-Christine Millet

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19 Janvier 2026

ACTUALITÉ - Finances

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Lorem ipsumPar Florent Houx

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03 Septembre 2024

ACTUALITÉ - Spectacles

HUB LA Provence : Élue coups de cœur RSE 2023

L’association DACOR représentée par son fidèle partenaire, La Cepac, et sponsor des Dacor-Show, spectacles produits par Dacor où des artistes extraordinaires sont mis en lumière aux côtés d’artistes ordinaires ! A était élue « Coups de Cœur RSE 2023 » par le HUB de La Provence.   Une distinction pour valoriser l’engagement des acteurs économiques aux enjeux du développement durable. Jeudi dernier, le Hub RSE Développement durable de La Provence a organisé en étroite collaboration avec la rédaction du journal, les coups de cœur de la RSE au château de la Buzine à Marseille. En présence d’Aurélien Viers, Directeur de la rédaction de La Provence et Philippe Girard, fondateur du Lab RSE Innovation, 9 entreprises de la région Paca ont été plébiscitées pour leurs actions menées sur le plan environnemental, social ou sociétal au cours des derniers mois.    \"Ils peuvent se rencontrer, on est avide de gens inspirants. C'est une énergie nouvelle et cela permet de donner du sens\",  se réjouit Philippe Girard   L’association DACOR, sponsorisée par la CEPAC Caisse d’Épargne,  est primée , «  Coups de cœur RSE 2023 ! » Des représentations culturelles pour effacer les différences sur scène.   Telle est la mission fixée par l’association DACOR basée à la Ciotat. À la tête de la structure qui regroupe 180 adhérents dans la région PACA, le couple Jean-Marc Elbhar et Chantal Helman Elbhar n’est pas avare en efforts pour égayer la vie des personnes en situation de handicap. Dans un premier temps, les principaux intéressés ont mis en place des activités festives    “Ce sont des événements dansants à l’extérieur des établissements. Cela représente des lieux de rencontres dans la ville“,  se réjouit Jean-Marc Elbhar en qualité de président de l’association.    Des initiatives qui ont fait office de déclic pour les investigateurs    “des talents se sont révélés dans ces après-midi dansants. On a créé des ateliers de chant, danse et théâtre adaptés à chacun, avec des professeurs. Cela permet de sortir leur potentiel créatif, et d’exprimer ce qu’ils ont à dire“, souligne Chantal, vice-présidente.   Sous le charme des artistes en herbe, les professionnels en charge d’animer les ateliers ont soumis une idée aux têtes pensantes de l’association DACOR.    “Ils nous ont dit de créer quelque chose. Au début, on avait un peu peur, on ne voulait pas faire une kermesse mais un vrai spectacle professionnel“, indique Chantal Helman-Elbhar,    Ainsi une première représentation a été donnée aux Pennes Mirabeau en 2017 avec 10 artistes en situation de handicap, plus communément appelés “Les Extraordinaires“, devant 300 personnes. Une première expérience positive, qui a été renouvelée en 2018 puis en 2021. Mais le duo se montre ambitieux et a le regard tourné vers les prochaines échéances.    “On veut créer une structure en pleine cité pour faire une troupe d’artistes afin de créer une communication. Ce serait la maison Dacor, un lieu social ouvert à tous pour avoir une vraie inclusion“,     “On pourrait créer des emplois pour les personnes handicapées dans la société de production“  annonce Chantal Helman-Elbhar.   Cette maison, d’accueil qui pourrait voir le jour en 2025 nécessite des fonds pour être opérationnelle.  Dans ce cadre, un nouveau spectacle, le 24 septembre, dans la salle emblématique du CEPAC Silo de Marseille.    “L’idée, c’est de réveiller les consciences, rayonner dans cette salle emblématique et trouver des gens qui nous accompagnent comme des sponsors, mécènes et investisseurs“,  précise-t-elle.    L’occasion privilégiée de voir leur jeune fille, Giovanna touchée par le handicap également, faire étalage de ses talents de chanteuse.   Parmi les Lauréates et structures primées on retrouve 8 autres coups de coeur, que l'on vous invite vivement à découvrir : Sauvage Méditerranée, Agrosemens, Pulpe de vie, Save My Shoes, l’école Kourtrajmé, Méta 2, Ecodomeo et Altereo.   Merci à la CEPAC qui nous accompagne fièlement dans la production du 4ème DACOR SHOW et à Renaud Baudonniere, son Directeur Institutionnel et Sociétariat qui a représenté l'association tout du long de sa distinction.Par #Nicolas

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16 Mai 2023

ACTUALITÉ - Sport

U18 R1 - ILS L'ONT FAIT ! Qualification historique !

Ils l’ont fait ! Si leurs prédécesseurs avaient échoué en seizièmes de finale en 2015 puis 2018, Tidiane Deh et ses partenaires ont enfin permis au MGCB de vaincre les signes indien. Une qualification historique (1-0) pour le tout nouveau club fruit de la fusion entre Marignane-Gignac et la Côte Bleue qui se hisse ainsi pour la première fois en huitièmes de Gambardella. Un exploit et une qualification logique face à Épernay, autre club de R1 tombeur de Caen dernier finaliste de l'épreuve, grâce à une réalisation de Matthis Pen, à la conclusion d’une action d’école orchestrée par Marouane Zaazaa puis Killiann Marquet dans le rôle du passeur décisif (51e). \"C’est une joie immense. Je n’aurai jamais pensé vivre ça un jour, ne redescendait pas de son nuage le buteur, vif et incisif à la pointe de l’attaque. C’est génial d’être le seul buteur et d’entrer dans l’histoire du club mais cela récompense surtout la qualité d’un groupe. On vit un rêve éveillé mais nous ne sommes pas là par hasard. Savourons car on retiendra que nous avons été les premiers à atteindre ce niveau, et ça, personne ne nous l’enlèvera.\" Le MGCB qui vise l'accession en U19 Nationaux peut savourer et se prendre à rêver plus grand. À noter que l'aventure s'est par contre arrêtée pour Istres battu à Clermont (1-0). Le même Clermont-foot qui éliminera le MGCB en quart ! Certes la marche était haute pour le MGCB (U18 R1) qui affrontait Clermont Foot 63 (U19 N)  Mais les joueurs de Daniel Jean-Alphone ont démontré une volonté à toute épreuve. Et beaucoup de cœur aussi. Car menés de deux buts, les partenaires de Deh sont parvenus à revenir dans le match (2-2). D'abord sur une réalisation tout audace de Sellaf, dont le tir lobbé est cadré (57). Et ensuite sur un penalty transformé par Pen (62), lequel marque son quatrième but dans la compétition. Mais en fin de match, le MGCB va plier (2-4). Il quitte la compétition la tête haute. Fier de nos jeunes !Par

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26 Avril 2023

ACTUALITÉ - Sport

N2 : le MGCB bat Louhans-Cuiseaux et garde la pole position

Au terme d'un match fermé, le Marignane-Gignac-Côte Bleue est parvenu à déjouer le piège dressé par Louhans-Cuiseaux et s'est imposé sur la plus petite des marges, à la faveur d'une réalisation de son buteur meilleur, Karim Bouhmidi, auteur de sa septième réalisation au MGCB, depuis son arrivée lors du dernier mercato hivernal. \"On a fait le match qu'il fallait et on s'attendait à en découdre avec une solide formation de Louhans-Cuiseaux, affirme l'entraîneur du MGCB Brahim Hemdani.  « En première mi-temps nous nous sommes procuré des occasions, sans trouver la faille. Mais nous sommes restés vigilants derrière. Les joueurs ont répondu à mes attentes, même si nous sommes restés ensuite sous la menace adverse. » Après le repos, c'est Karim Bouhmidi servi sur un plateau par Bosca sur le côté gauche, qui a décoché une frappe flottante qui a trouvé la lucarne opposée (55). Deux minutes plus tard, il a même une nette occasion de faire le break. Mais le portier bressan s'est interposé.  \"On a une entame satisfaisante et on a bien résisté aux assauts de nos adversaires, assure Karim Bouhmidi.  On fonctionne en équipe et ça paie. Durant la partie, j'ai vraiment eu deux occasions. Une est au fond, c'est l'essentiel.\"  Ainsi, le MGCB poursuit sur une série de cinq rencontres sans revers (quatre succès et un match nul). Il conserve la tête du groupe C avec deux points d'avance sur Grasse. Et se déplacera la semaine prochaine à Alès (10e). Dernière ligne droite on y croit !Par #Nicolas

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26 Avril 2023

ACTUALITÉ - Finances

Emploi Crypto et WEB3

Travailler dans l’industrie en croissance rapide des cryptomonnaies peut être à la fois exaltant et satisfaisant. Cependant, comme les actifs numériques qu’il traite, le marché du travail des cryptos peut lui aussi être très instable. Selon un rapport de CoinDesk daté du 17 janvier, le marché baissier actuel a ainsi entraîné la perte de plus de 29 000 emplois depuis avril 2022, dont environ 2 000 au cours des deux premières semaines de 2023. Cela représente en moyenne 3 200 pertes d’emplois mensuelles au cours des neuf derniers mois. Faut-il autant désespérer du potentiel du secteur de l’emploi Web3 ? On fait le tour du sujet. LE POTENTIEL DE CROISSANCE DU MARCHÉ DE L’EMPLOI CRYPTO Malgré les mises à pied récentes, le marché du travail des cryptos a montré un grand potentiel cesdernières années. Ainsi, selon Bloomberg, le nombre d’offres d’emploi sur LinkedIn avec des mots clés tels que « crypto-monnaie » et « blockchain » a augmenté de plus de 600% en 2021 par rapport à l’année précédente, et de près de 400% par rapport à la même période en 2019.   UN SECTEUR PLEIN D’AVENIR En guise d’illustration, quelques jours après l’officialisation de son partenariat avec Avalabs, Amazon (AWS) vient de publier ce 1er février des offres d’emplois, signifiant ainsi le souhait de ne pas manquer des opportunités de recrutements qui ne se représenteront pas.  Cependant, à ce jour l’essentiel des recrutements vient d’un tissu dense de startups audacieuses qui transforment notre société avec le nouveau paradigme de la décentralisation. En effet, selon un rapport d’étude de marché, la taille du marché Blockchain devrait connaître une croissance significative, avec un CAGR de 68% jusqu’en 2027 et pourrait impacter jusqu’à 40 million de jobs en 2030. Avec l’atténuation actuelle de la pénurie de talents de Web3, 2023 présente certainement une occasion unique pour les entreprises d’embaucher les meilleurs talents. Avec des entreprises comme Ripple, Amazon et des milliers de startups qui recrutent activement, le moment est venu de trouver les meilleurs talents avant que la pénurie ne se resserre de nouveau dans un proche avenir.   NOMBRE TOTAL D’OFFRES D’EMPLOI PAR MOIS EN 2023 En ce qui concerne le nombre total de nouvelles offres d’emploi par mois, nous fournissons deux estimations. La première approche est basée sur une hypothèse bottom up, en tenant compte de la croissance du nombre de nouveaux projets et d’un turnover des talents de l’ordre de 30% par an.  Selon cette approche, nous estimons qu’il y aura 53,000 postes vacants à combler en 2023, soitenviron 4,500 postes par mois.  La deuxième approche, l’hypothèse descendante, tient compte du nombre d’offres d’emploi sur LinkedIn et suppose une durée moyenne de trois mois pour les postes à pourvoir. Selon cette approche, nous estimons qu’il y aura 5,000 nouveaux postes par mois. Ce spectre d’estimation indique une demande estimée de plus de 50,000 emplois Web3 en 2023. Malgré le marché baissier actuel, cette année offre en conséquence une rare occasion d’accéder aux talents relativement facilement, comparativement à la pénurie de talents prévue dans les prévisions de croissance future de l’industrie.      Par Benoit Kulesza

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25 Avril 2023

ACTUALITÉ - Sport

Sud Business Day : ON Y ÉTAIT !

Le MGCB représenté au Sud Business Day Le MGCB était présent au plus grand rendez-vous business du territoire. Olivier Girard, notre responsable partenaires a représenté le MGCB lors de ce rendez-vous à l’Orange Vélodrome, où il a pu amener 2 de nos partenaires : J.C.A.I et APM. Qu’est-ce que le Sud Business Day ? Événement co-crée par le Club top 20 et l'UPE13, soutenu par la chambre de commerce Aix- Marseille et la French Tech aix Marseille, le Sud Business Day a pour objectif unique de « Relancer l'économie du territoire ».   Comment y parvenir ? En permettant aux entreprises d'exprimer leurs besoins d'achat, puis de les mettre en relation.   En réunissant de nombreuses entreprises, le Sud Business Day s’impose comme un événement majeur de rencontre entre professionnels de divers secteurs. Après un un véritable succès lors de l’édition précédente en 2021, le Sud Business Day est revenu s’installer à l’Orange Vélodrome ce mardi 28 mars.   Le Sud Business Day a pour mission de relancer et dynamiser l’économie locale, en invitant les entreprises à échanger sur leurs besoins communs et à signer des deals.   En participant à cet événement vous participez également à un moment d'échanges, de convivialité, organisé autour de conférences, et meeting, une occasion unique de conclure des business.     Notre vision :   « Le Sud Business Day est l’événement unique créé pour toutes les entreprises du territoire qui souhaitent identifier et collaborer avec les acteurs économiques locaux. Une journée tournée vers le business, où les pépites du territoire se rassemblent, et lors de rendez-vous programmés découvrent de belles offres et signent des deals. Dans notre écrin emblématique symbole de victoire : l’Orange Vélodrome ! », Charlotte de Vissaguet, présidente de l’évènementPar #Nicolas

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21 Avril 2023

ACTUALITÉ - Sport

Championnats de national 1, N2, N3 - La bagarre s'annonce intense. En haut comme en bas !

Avant la dernière ligne droite des championnats, découvrez toutes les informations nécessaires aux fins des saisons des championnats hexagonaux. La bagarre s'annonce intense. En haut comme en bas ! À désormais moins de deux mois de la fin de saison, le suspense est effectivement présent sur tous les fronts au sein des championnats de National, de National 2 et de National 3. Des courses à la montée et au maintien encore intensifiées cette saison par les premières conséquences de la réforme du football amateur. L'occasion de se remémorer, avant la dernière ligne droite des différentes divisions, toutes les informations nécessaires pour comprendre et appréhender cette folle et passionnante fin d'exercice 2022-2023. National : la peur du gouffre À commencer par le troisième échelon hexagonal, directement concerné par la réforme du football professionnel. Avec le passage de la Ligue 2 à dix-huit clubs, le N1 a dû s'adapter et augmenter son nombre de relégations ... à six formations (au lieu de quatre généralement). Terminer douzième ou treizième cette saison ne suffira donc pas pour sauver sa peau. Une charrette XXL qui s'apprête donc à faire des dégâts. En haut, ce ne sont que deux places (au lieu de 2 + 1 barragiste) qui sont réservées cette saison pour la montée. Conséquence : dix équipes seulement (sur un total de dix-huit) vont renouveler leur bail en National pour la saison 2023-2024. D'ici le vendredi 26 mai, date de la dernière journée, la lutte s'annonce donc serrée et intense pour grimper à l'état supérieur ou s'éviter une relégation en National 2. Les infos - Nombre de relégations en National 2 : 6 - Nombre de montées en Ligue 2 : 2 - Nombre de journées restantes : 6 - Dernière journée : vendredi 26 mai 2023 National 2 : la charrette s'agrandit aussi  Six. Comme le nombre de journées restantes en National 2. Un échelon qui réserve, comme à son habitude, quatre accessions vers le National. À savoir les champions respectifs des quatre groupes (A à D). La nouveauté pour cette saison, et non des moindres, concerne donc la course au maintien. Traditionnellement, ce sont les trois dernières formations de chaque poules qui sont reversées en National 3. Réforme oblige, la Fédération française de football (FFF) s'est adaptée pour là aussi augmenter le nombre de places dans la charrette. En cette fin d'exercice 2022-2023, toutes les équipes classées de la 12e à la 16e place seront envoyées à l'étage du dessous. Et ce n'est pas fini ! Les deux moins bons onzièmes, tous groupes confondus, se verront réserver le même sort. De quoi promettre une bataille à la vie à la mort ces prochaines semaines en quatrième division. Les infos - Nombre de relégations en National 3 : 5 par groupes, + les 2 moins bons onzièmes tous groupes confondus (22 relégations au total) - Nombre de montées en National : 4  - Nombre de journées restantes : 7 - Dernière journée : samedi 3 juin 2023 - Week-end de repos ou de matchs en retard : samedi 20 mai 2023   National 3 : LE SAUT DANS LE VIDE La fin de saison en National 3 s'annonce tout aussi passionnante pour les uns, angoissante pour les autres. Comme précédemment, chacun des douze groupes s'apprête à envoyer son champion vers le niveau au-dessus. En revanche, et à l'instar des championnats de National et National 2, la cinquième division va se séparer davantage de formations qu'à l'accoutumée. Ainsi, ce sont cinq relégations qui seront officialisées au soir de la dernière journée, le samedi 3 juin prochain. Soit au cumulé soixantes descentes en Régional 1, le premier échelon régional. Un saut dans le vide qui fera l'objet d'une lutte acharnée lors des journées à venir.    Les infos - Nombre de relégations en National 2 : 5 par groupe (soit 60 en tout) - Nombre de montées en National 2 : 1 par groupe (soit 12 en tout) - Nombre de journées restantes : 6 - Dernière journée : samedi 3 juin 2023 - Week-end de repos ou de matchs en retard : 29/30 avril et 20/21 mai     Article de Florian Sermaise, 14/04/2023, Foot National.   Source : https://www.foot-national.com/national/n1-n2-n3-montees-descentes-dates-tout-savoir-sur-la-fin-de-saison-819130Par Nicolas

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21 Avril 2023

ACTUALITÉ - Finances

L’or va-t-il dépasser son record historique en 2023 ? Le conseil Bourse

L’or va-t-il dépasser son record historique en 2023 ? Le conseil Bourse Porté par les espoirs de moindre sévérité de la Fed sur son taux directeur, qui pèsent sur les taux à long terme et le dollar, l’or connaît un rally impressionnant. Le métal jaune va-t-il inscrire un nouveau sommet en 2023 ?   L’or brille de tout son éclat, ces derniers temps. Alors que la hausse des salaires ralentit un peu aux Etats-Unis, et que les prix des biens et des matières premières (dont l’énergie : gaz et pétrole) se tassent, de nombreux investisseurs se réjouissent du reflux sensible de l’inflation outre-Atlantique. Et la désinflation sur les prix des biens pourrait continuer du fait d’effets de base et du ralentissement de la demande (impact des pressions actuelles sur la conjoncture économique). Ce reflux de l’inflation alimente les espoirs de pause dans le cycle de relèvement du taux directeur de la Fed et même d’abaissement de ce taux d’ici quelques trimestres. Ces attentes dopent le cours de l’or, qui tend historiquement à profiter des inflexions dans la politique monétaire de la Fed.   L’or a connu un rally impressionnant depuis fin octobre. Le cours de l’once est passé d’un plancher de 1.618 dollars à près de 1.920 dollars actuellement. Les espoirs d’inflexion dans la politique monétaire de la Fed et les pressions sur la conjoncture économique dépriment depuis quelques mois les taux à long terme. Or, historiquement, le métal jaune (qui ne génère pas de revenus) profite généralement d’une décrue des taux réels (les taux à long terme diminués des attentes d’inflation à moyen terme), du fait de logiques effets d’arbitrage. La moindre sévérité attendue de la Fed pèse aussi sur le dollar. Le métal jaune étant coté en billets verts, il devient mécaniquement meilleur marché pour les acheteurs munis d’autres devises que la monnaie américaine. Enfin, l’or apparaît actuellement historiquement bon marché face aux actions américaines, au vu de leur évolution comparée sur longue période. Que dit l’analyse technique ? Du point de vue de l’analyse technique, le rally initié par l’or fin octobre a permis au métal précieux de déborder la moyenne mobile à 40 semaines (courbe rose sur le graphique ci-dessous), relève Robert Haddad, de la Banque SBA, pour qui le mouvement haussier a des chances de se poursuivre, en tendance, en direction des 2.075 dollars. Seul un reflux confirmé sous 1.800 dollars mettrait à mal ce scénario. A plus court terme, toutefois, l’or apparaît suracheté, selon nous (sur la base de l’indicateur mathématique RSI, par exemple). Un investisseur prudent désireux de passer à l’achat sur l’or pourrait attendre que le métal jaune reprenne contact avec la moyenne mobile à 20 jours avant d’en mettre en portefeuille. Nous visons comme Robert Haddad un ralliement des pics historiques (forte résistance technique vers 2.075 dollars), à moyen terme. Une fois cet important obstacle effacé, l’or pourrait viser des objectifs bien plus ambitieux. Rappelons que dans leurs “prévisions chocs” (scénarios dont la probabilité est jugée sous-estimée par le marché), des banques comme Saxo Bank ou encore Standard Chartered voient le cours de l’or se hisser potentiellement jusqu’à 3000$ selon la banque danoise et 2250$ pour la banque britannique. Par Nicolas GALLANT Journaliste économie, finance, boursePar Par Nicolas GALLANT Journaliste économie, f

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20 Février 2023

ACTUALITÉ - Politique

Réforme des retraites : comprendre le contenu et les enjeux

Réforme des retraites : comprendre le contenu et les enjeux en 26 questions Age légal à 64 ans, pénibilité, durée de cotisations, carrières longues… Décryptage pour comprendre les annonces faites, mardi, par la première ministre, Elisabeth Borne, et les détails de la réforme. Cet article a été publié après la présentation de la réforme, désormais en cours d'examen au Parlement. Les éléments de réponse sont susceptibles d'évoluer encore dans les prochains jours.   Quelles sont les principales mesures de cette réforme des retraites ?   • Cette réforme vise d’abord à reculer progressivement l’âge du départ en retraite, de 62 ans aujourd’hui, à 64 ans en 2030, par tranches de trois mois par an à partir du 1er septembre 2023.   • Une deuxième mesure y a été ajoutée : un allongement de la durée de cotisation qui sera appliqué plus rapidement que prévu par la loi Touraine de 2014. De quarante-deux ans aujourd’hui, la durée de cotisation passera à quarante-trois ans en 2027 (au lieu de 2035) sur un rythme d’un trimestre supplémentaire exigé par an.    • Pour les carrières longues, les personnes qui ont commencé à travailler entre 14 ans et 16 ans pourront partir à la retraite à 58 ans, et à 60 ans pour ceux dont la carrière a débuté à 16 ans.   • Le projet de loi en discussions intègre la création d'un Fonds d’investissement dans la prévention de l’usure professionnelle ainsi que l'assouplissement des règles permettant d'utiliser les \"points pénibilité\" un dispositif largement raboté en 2017 lors du premier mandat d'Emmanuel Macron.    • Alors que le recul de l’âge de départ à la retraite pose la question de l’employabilité des seniors, le projet de réforme prévoit la mise en place d’un « index senior ». Ce dispositif incitatif serait chargé de suivre la situation des salariés en fin de carrière dans les grandes entreprises. Initialement réservé aux entreprises de plus de 1000 salariés (puis de plus de 300 à partir de 2024), il pourrait être élargi aux structures de 50 employés, a suggéré le 1er février le ministre du travail, Olivier Dussopt.   Suis-je concerné(e) par la réforme à venir ?L'objectif du gouvernement est de décaler l'âge légal du départ à la retraite de 62 ans actuellement à 64 ans en 2030, ainsi que d'accélérer le calendrier de l'allongement de la durée de cotisation. On peut distinguer plusieurs cas : – les personnes nées avant le 1er septembre 1961, qui pourront encore partir en retraite à 62 ans ;– les personnes nées entre le 1er septembre 1961 et le 1er septembre 1965, pour qui le départ en retraite passera à un âge compris entre 62 et 64 ans et dont la durée de cotisation sera allongée plus vite que prévu ;– les personnes nées en 1966 et après, pour qui l'âge légal de la retraite sera de 64 ans (hors exceptions, comme les carrières longues) et verront leur durée de cotisation être allongée plus vite que prévu (sauf pour celles nées en 1973 ou plus tard, pour qui la loi prévoyait déjà quarante-trois annuités).   Source : Lire l’intégralité de l’article du journal Le Monde https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/01/19/reforme-des-retraites-les-questions-pour-comprendre-ses-contours-et-ses-enjeux_6156886_4355772.htmlPar Assma Maad, Adrien Sénécat et William Audurea

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16 Février 2023

ACTUALITÉ - Voyages

CMA-CGM en discussions exclusives pour le rachat de La Méridionale

Le groupe maritime et logistique CMA CGM (actionnaire unique de La Provence) que préside Rodolphe Saadé, vient de faire savoir être entré dans une phase de discussions exclusives avec le groupe Stef pour le rachat de la compagnie maritime La Méridionale.  Le projet porte sur l'acquisition de la totalité de la compagnie maritime qui contribue à la desserte de la Corse depuis le port de Marseille, dans le cadre du service public de la continuité territoriale. Selon nos informations, cette opération a été entamée à la demande du groupe Stef qui doit faire face à d'importants investissements, notamment liés à la modernisation de la flotte de 4 unités de La Méridionale et aux impératifs de transition énergétique. De son côté, le groupe CMA CGM fait savoir dans un communiqué vouloir poursuivre son développement sur la méditerranée, tout en renforçant la position du port de Marseille. Il précise également \"vouloir redonner des perspectives de croissance à La Méridionale\" en \"soutenant son développement et en créant des complémentarités commerciales en France et à l'international, notamment sur la desserte du Maroc en navire RORO\". CMA CGM indique \"avoir à cœur de conserver l'identité de La Méridionale et de renforcer la qualité du service auprès de ses clients des dessertes Corse et Maroc, dans le respect du service passagers\". Enfin, La Méridionale restera sous pavillon français Premier registre, c'est à dire que ses équipages resteront composés de marins français. La finalisation de cette opération ne se fera qu'après information et consultation des instances représentatives du personnel, ce qui se fera dans les jours qui viennent.Par Nicolas

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16 Février 2023

ACTUALITÉ - Finances

Les crypto-monnaies sont très en vogue chez les 18-25 ans

Les crypto-monnaies sont très en vogue chez les 18-25 ans, qui sont très nombreux à investir en elles. Les manifestations d'une ampleur historique qui secouent le pays en ce moment sur la question des retraites sont un des signes de l'inquiétude des Français quant à leur avenir. Alors, pour s'y préparer, les jeunes épargnent très tôt. Et pour de plus en plus d'entre eux, cela passe par la crypto-monnaie.   1 jeune sur 7 dans la crypto FTX, Celsius, Luna… Autant de noms qui ont beaucoup occupé l'actualité l'an dernier et apporté une mauvaise publicité à la crypto-monnaie. Ces scandales, certains d'une ampleur planétaire comme pour FTX, ne font pourtant pas peur à la jeune génération. C'est ce qui ressort d'un sondage mené par OpinionWay et 20 Minutes. Celui-ci révèle que 14 % des 18-25 ans du pays veulent investir ou ont investi dans les crypto-monnaies. Malgré son côté très volatil, cet investissement ne fait pas peur à cette génération. Preuve d'une aversion au risque peut-être moindre que chez les générations précédentes, ils sont 37 % de la même tranche d'âge à être intéressés par l'acquisition d'actions en Bourse.   Une génération épargne ? Il faut dire que l'avenir semble moins assuré pour ceux nés aux alentours des années 2000. L'âge de la retraite pourrait être reculé à 64 ans alors que certains politiques comme Édouard Philippe parlent déjà d'un nouveau seuil à 67 ans. Couplée au chômage des seniors (seuls 56 % des plus de 55 ans ont un emploi en France), cette perspective impose de plus en plus la nécessité de posséder un bas de laine pour les moments difficiles. Résultat, 73 % des 18-25 ans épargnent, en majorité avec le livret A (82 %) et le livret jeune (40 %). Les moins de 35 ans sont en valeur absolue ceux qui mettent le plus de côté, avec une moyenne de 264 euros par mois, contre 244 pour l'ensemble de la population. Mais si les chiffres globaux montrent une diversification des investissements chez les jeunes, permettant de relativiser les risques crypto sur leur portefeuille, ils sont en revanche encore nombreux à suivre les conseils d'influenceurs peu recommandables. 38 % des moins de 35 ans à l'écoute de cette sphère ont été, selon une étude de la plateforme Spak, victimes d'une arnaque.   Et si le problème était plutôt là ?Par Nicolas

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16 Février 2023

ACTUALITÉ - Politique

La sécheresse est déjà de retour dans les Bouches-du-Rhône

La sécheresse est déjà de retour dans les Bouches-du-Rhône. Conséquence : la préfecture a placé l'Huveaune en état \"d'alerte renforcée\". Dix-sept communes sont concernées par des restrictions. Il ne pleut pas suffisamment pour remplir les nappes phréatiques, au plus bas depuis la sécheresse de l'été 2022. Le département des Bouches-du-Rhône fait face à une situation exceptionnelle pour un mois de février. \"Les signes de sécheresse s'amplifient\", s'inquiète la préfecture dans un communiqué. Et les météorologues ne voient toujours pas de pluie venir dans les prochains jours.  Les autorités ont donc placé l'Huveaune en état d'alerte renforcée. Dix-sept communes de l'Est du département, dont Aubagne, sont concernées. Elles dépendent de l'Huveaune pour leur alimentation en eau potable. Voici les communes concernées : Auriol, Belcodène, Cadolive, La Bouilladisse, La Destrousse, Peypin, Roquevaire, Saint-Savournin, Allauch, Aubagne, Carnoux-en-Provence, Gémenos, plusieurs arrondissements de Marseille (4e, 5e, 8e, 9e, 10e, 11e, 12e et 13e arrondissements), Mimet, Plan-de-Cuques, La Penne-sur-Huveaune et Roquefort-la-Bédoule. Arrosage et irrigation limités, lavage des véhicules interdit Les habitants sont invités à économiser l'eau. Il est notamment interdit de laver son véhicule. Seul l'arrosage des potagers et des arbres et arbustes est permis le soir. Du côté des collectivités, l'arrosage des terrains de foot n'est autorisé que de 19 h à 9 h. L'irrigation doit également être réduite dans le secteur agricole.   Le reste du département reste en état de vigilance. \"La pluviométrie des prochaines semaines sera déterminante pour l’état des ressources, en perspective de la période estivale\", pointe la préfecture.Par Nicolas

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20 Novembre 2021

ACTUALITÉ - Spectacles

Martigues Solidaire : découvrez Anthony Kavanagh sur scène en échange de dons

La Ville de Martigues, pour la 6e année consécutive, organise sa grande collecte aux bénéfices de ses partenaires que sont les associations de solidarité du territoire, avec en remerciement de vos dons une soirée exceptionnel avec Anthony Kavanagh, le 11 février à 20h. Comme les années précédentes, les dons seront échangés en ticket solidaire pour profiter gratuitement du spectacle qui aura lieu le samedi 11 février 20h à La Halle de Martigues. Les associations  ‐le Secours Populaire‐les Restos du Cœur‐la Croix‐Rouge‐le Secours Catholique‐Partage‐les Équipes Saint‐Vincent LA GRANDE COLLECTE DE DONS DU 16 JANVIER AU 11 FÉVRIER  Comme les années précédentes, les dons seront échangés en ticket solidaire pour profiter gratuitement du spectacle qui aura lieu le samedi 11 février 20h à La Halle de Martigues. HYGIÈNE ADULTES ET ENFANTS : Couches • Coton • Savon • Shampoing • Dentifrice • Serviettes hygiéniques • Mousse à raser • Déodorant • Rasoir jetable • Lessive • Brosse à dents • Produit d’entretien. DENRÉES SALÉES : Conserves de poisson • Conserves de légumes • Plats cuisinés • Farine • Pâtes • Riz • Huile • Semoule • Légumes secs • Soupe. DENRÉES SUCRÉES : Chocolat • Café • Sucre • Thé et tisane • Confiture • Compote • Jus de fruits • Céréales • Miel • Fruits secs • Biscuits secs • Petits pots bébé. Les points de collecte Dans les structures municipales à partir du 16 janvier : Maison de la vie associative (L’Île) Médiathèque Louis Aragon Cinéma La Cascade Maisons de Quartier de Martigues MJC Dans les grandes surfaces les samedis 28 janvier et les 4 et 11 février de 10h à 18h : Auchan (Martigues) Intermarché (Martigues) Carrefour (Port-de-Bouc) Chez les commerçants partenaires aux horaires d’ouverture : DK fruits et légumes (Boudème) Carrefour Contact (Ferrières) Utile (Jonquières) Petit Casino (Jonquières) Spar (Jonquières) La Halle du lundi 30 janvier au samedi 11 février Le lundi de 13h30 à 17h30 Mardi à vendredi de 10h à 17h30 Il sera possible de déposer les dons jusqu'au soir du spectacle. + d'infos :  www.martiguesbouge.frPar Nicolas

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20 Novembre 2021

ACTUALITÉ - Santé

2023 : Bonnes résolutions Santé

Le passage à la nouvelle année le 1er janvier rime souvent avec l’envie de prendre de bonnes résolutions, pour améliorer son quotidien, changer une habitude ou son mode de vie : arrêter de fumer, boire moins d’alcool, bouger plus, prendre soin de soi… Des conseils et des astuces sont disponibles pour augmenter vos chances de réussite.   Après les fêtes de fin d’année, nombreux sont les Français motivés à prendre de nouvelles résolutions dès le début de l’année. Ces engagements peuvent porter sur le souhait d’adopter ou de modifier des comportements de tous les jours pour favoriser sa santé et son bien-être. Pour accompagner les Français dans les objectifs qu’ils se sont fixés, Santé publique France propose via ses dispositifs d’aide à distance, de nombreux outils et conseils pour une vie en meilleure santé.  Arrêter de fumer avec tabac-info-service.fr Chaque année, l’arrêt du tabac est l’une des premières résolutions envisagées par les Français. Pourtant, après une baisse inédite du tabagisme entre 2014 et 2019, les dernières données du Baromètre de Santé publique France montrent une stabilisation de la prévalence observée en 2020 et même une hausse du tabagisme quotidien chez les femmes entre 2019 et 2021. En 2021, en France métropolitaine plus de 3 personnes âgées de 18 à 75 ans sur 10 ont déclaré fumer (31,9%).  Pour aider tous les fumeurs souhaitant entrer dans une vie sans tabac, Santé publique France propose via Tabac Info Service le soutien, les conseils et la motivation pour réussir.    Tabac info service : 3 outils d’aide à l’arrêt pour s’intégrer au mieux dans les habitudes de chacun 1• Le site internet tabac-info-service.fr propose de nombreux contenus d’aide et outils d’accompagnement (informations, test, annuaire des tabacologues, , questions/réponses…).   2• Le numéro d’aide à distance 39 89, le service téléphonique de Tabac info service met en relation les fumeurs avec des tabacologues, pour un suivi personnalisé et gratuit.   3• L’application d’e-coaching Tabac info service, conçue par l’Assurance Maladie en partenariat avec Santé publique France propose un programme complet et personnalisé pour optimiser les chances d’arrêt définitif du tabac (astuces, vidéos de soutien, suivi des bénéfices de l'arrêt au quotidien…).   En février 2023, Santé publique France rediffusera une campagne s’appuyant sur des témoignages d’ex-fumeurs ou de fumeurs en cours d’arrêt. Régine, Elodie, Théo et Bénaïd, racontent, face caméra, leur expérience de l’arrêt du tabac. Quatre histoires, quatre raisons d’arrêter, et pour chacun, une stratégie afin d’y parvenir (substituts nicotiniques, accompagnement d’un professionnel ou recours à un groupe de soutien, application Tabac info service).  La campagne met en lumière le moment de bascule vers l’arrêt du tabac pour dédramatiser le passage à l’acte et inspirer les fumeurs sur la base de témoignages vidéos, d’anciens fumeurs.   Diminuer sa consommation d’alcool avec alcool-info-service.fr « L’ALCOOL C’EST MAX. 2 VERRES PAR JOUR ET PAS TOUS LES JOURS »   Depuis plusieurs années, la consommation d’alcool baisse en France. Pourtant, l’alcool occupe toujours une place importante dans le quotidien des Français. Les données du Baromètre de Santé publique France montrent que près d’un Français sur deux pense qu’offrir de l’alcool ou en boire fait partie des règles du savoir-vivre. Concernant les repères de consommation d’alcool, 23,7% de la population de 18 à 75 ans les dépassaient en 2020 (33,5% des hommes et 14,9% des femmes), d’après les données du Baromètre santé. Plusieurs ressources et outils sont mis à la disposition des personnes souhaitant s’interroger sur leur consommation d’alcool et faire un choix éclairé pour limiter les risques pour leur santé.     Alcool-info-service.fr : le site de référence pour s’informer et se faire aider Le site internet alcool-info-service.fr met à la disposition du public de nombreuses informations et conseils, des outils, comme l’alcoomètre permettant d’évaluer sa consommation d’alcool et un annuaire national des structures spécialisées en addictologie. Un espace d’écoute confidentiel avec la ligne téléphonique 0 980 980 930, 7 jours sur 7, de 8h à 2h et un chat animé par des professionnels qualifiés.   Depuis le 9 janvier 2023, Santé publique France a lancé, en partenariat avec le Ministère de la santé et de la prévention, la campagne « La bonne santé n’a rien à voir avec l’alcool » qui invite à s’interroger sur le lien entre alcool et bonne santé, à changer de regard sur sa consommation d’alcool et, le cas échéant se faire aider via le dispositif d’aide et d’écoute Alcool Info Service.  Cette campagne débute alors que le Dry January ou Défi de Janvier, porté par un collectif d’associations, vient de commencer. Cette initiative qui consiste à ne pas boire d’alcool pendant tout le mois de janvier a fait l’objet d’une évaluation par l’Agence en 2020 qui avait montré que c’était une opportunité intéressante pour maitriser sa consommation d’alcool.  C’est donc l’opportunité de s’interroger sur sa consommation d’alcool et réduire les risques qui y sont associés. L’Agence réaffirme son engagement pour protéger la population des dommages de l’alcool sur la santé et encourage chacun à participer à ce défi.    Spots de la campagne \"la bonne santé n'a rien à voir avec l'alcool'Par Nicolas

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20 Novembre 2021

ACTUALITÉ - Santé

Covid-19 : Impact sur la santé mentale des Français

Impact de la pandémie Covid-19 sur la santé mentale des Français. Le dossier de La Santé en action n°461, septembre 2022. Santé publique France publie, dans sa revue trimestrielle La Santé en action du mois de septembre 2022, un dossier consacré à la santé mentale de la population française largement dégradée depuis le début de la crise et les premières mesures sanitaires mises en place pendant la pandémie de COVID-19.   La pandémie Covid-19 a provoqué une dégradation importante de la santé mentale des Français, et encore plus durement des populations les plus fragiles. Un constat objectivé par des enquêtes scientifiques et par les professionnels qui travaillent en première ligne. Mobilisée depuis le début de la pandémie via une surveillance renforcée et des actions de prévention auprès de tous les publics, Santé publique France réunit dans ce numéro, une trentaine d'experts et de professionnels de terrain. Ils dressent dans ce dossier un état des connaissances et analysent les conséquences que la pandémie a sur la santé mentale de l'ensemble de la population. Ce numéro spécial questionne en particulier l'éthique et les inégalités sociales et territoriales de santé. La santé mentale : un enjeu majeur au cœur des préoccupations des politiques publiques La crise sanitaire liée à la Covid-19 a mis en lumière la santé mentale en tant qu’enjeu public qui concerne l’ensemble de la population, et pas seulement « une personne sur cinq », comme indiqué généralement en référence au nombre de personnes pouvant être concernées par des troubles psychologiques sévères. La crise a accentué de façon aiguë les problèmes de santé mentale mais en a aussi provoqué de nouveaux. Les confinements successifs, la peur d’attraper le virus, le ralentissement de l’économie, la réduction de la vie sociale, la précarisation ou perte d’emploi et bien d’autres facteurs déterminants ont plongé une grande partie des Français dans un état émotionnel et psychologique fragilisé. Ceci constitue un tournant : la préoccupation des politiques de santé mentale ne concerne plus uniquement l’organisation des soins en psychiatrie mais englobe les actions de prévention et de promotion de la santé : déploiement de dispositifs de prévention du suicide, des lignes d’écoute, mais aussi mobilisation de tous les acteurs susceptibles d’intervenir en faveur de la santé mentale, du secteur social, du logement, de l’éducation (voir l’article Covid-19 : L'irruption de la santé mentale dans le débat public).   Mobiliser des ressources locales Les actions menées pendant une crise sont d’autant plus pertinentes que les liens entre acteurs sont déjà tissés, comme dans le cadre des conseils locaux de santé mentale ou des groupes d’entraide mutuelle. La pandémie a rudement mis à l’épreuve le système de santé et a révélé des fragilités préexistantes – dont celles du secteur de la psychiatrie, tant à l’hôpital qu’en libéral. Il s’agit aujourd’hui de poursuivre les transformations dans la manière de promouvoir la santé mentale et de mieux comprendre ses déterminants, préalable indispensable à la prévention et à la promotion de la santé.  Le poids des inégalités sociales et territoriales de santé, accentué par la crise de la COVID-19  L’épidémie et les mesures prises pour l’endiguer ont révélé des vulnérabilités, des inégalités au sein de la population concernant l’exposition au virus, les conditions de vie et les difficultés psychiques engendrées. Elle a affecté différemment les personnes selon leur logement et la possibilité de poursuivre ou non leur activité professionnelle. L’impact de la crise a fortement varié en fonction des ressources financières, relationnelles et sociales des individus, de leur accès aux produits de première nécessité, aux loisirs ou aux soins. Ce numéro explore les effets de la crise sur la santé mentale de différentes populations : soignants, personnes âgées, étudiants, handicapés, etc., vivant et travaillant dans différents milieux de vie (maisons de retraite, hôpitaux en particulier les services de psychiatrie, etc.).  Les enjeux éthiques soulevés De nombreuses questions éthiques ont été soulevées tout au long de l’épidémie. Il s’agit notamment des tensions possibles entre protection de la santé et respect des droits ; des priorités et des interdépendances entre santé physique et santé mentale – voire entre la santé et d’autres enjeux collectifs (comme l’économie ou l’éducation) ou entre protection individuelle et collective. Sur un plan éthique, comme l’analyse une universitaire, « la crise a aussi été révélatrice de la stigmatisation des personnes ayant des troubles psychiques ».  Le cas des enfants et adolescents Face à la COVID-19, les enfants font preuve de résilience s’ils sont accompagnés par leur famille, l’école ou des professionnels. Comme le décrypte une pédopsychiatre, la santé psychique des enfants et adolescents a été et continue d’être affectée par l’épidémie Covid-19. À l’automne 2020, des professionnels de la pédopsychiatrie ont vu arriver dans leurs services des enfants dans des états de crise aiguë (anxiété généralisée, crise suicidaire, etc.). Ces professionnels soulignent que les enfants sont particulièrement sensibles à l’anxiété de leurs proches et mettent en garde contre les effets du huis-clos familial lors des confinements (avec une augmentation des violences intrafamiliales) ; contre les conditions de scolarité altérées (suppression d’activités à l’école, accès restreint aux cours de récréation, etc.) et contre les protocoles sanitaires changeants qui provoquent de fortes tensions. Ces mesures ont fait l’objet de débats éthiques et politiques sur la balance bénéfices/risques pour les enfants. Définitions et concepts de la santé mentale Ce numéro passe  en revue les définitions et concepts de la santé mentale et en précise le périmètre, afin notamment de mieux comprendre les logiques d’intervention associées. Le Haut Conseil de la santé publique y présente son avis relatif aux conséquences de la Covid-19 sur la santé mentale et l’Organisation mondiale de la santé édicte ses recommandations pour améliorer la santé mentale des populations en période de pandémie. Une équipe de chercheurs synthétise l’ensemble des répercussions de la pandémie sur la santé mentale des Français. Un psychiatre présente un ensemble de mesures opérationnelles permettant à une partie de la population de développer une sorte de résilience face au stress créé par la pandémie. A cet égard, les leçons tirées peuvent selon lui être extrapolées à toute situation difficile.Par Nicolas

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20 Novembre 2021

ACTUALITÉ - Politique

la France à l'arrêt : 7 MARS

Prêt pour la France à l'arrêt\": 3 000 MW de baisses de production d'électricité dans la nuit Les centrales nucléaires de Saint-Alban (Isère), Paluel (Seine-Maritime), Tricastin (Drôme), Flamanville (Manche), Gravelines (Nord) et la centrale thermique de Martigues ont procédé à ces baisses de charge   Les agents d'EDF, en grève contre le projet de réforme des retraites, ont procédé dans la nuit de mercredi à jeudi à de nombreuses baisses de production d'électricité, d'un peu plus de 3 000 MW, soit l'équivalent de trois réacteurs nucléaires, a-t-on appris auprès de la CGT et d'EDF. Les centrales nucléaires de Saint-Alban (Isère), Paluel (Seine-Maritime), Tricastin (Drôme), Flamanville (Manche), Gravelines (Nord) et la centrale thermique de Martigues ont procédé à ces baisses de charge, selon le site internet d'EDF, sans occasionner de coupures de courant pour les clients. \"On a fait la démonstration qu'on pouvait être partout et donc on est prêt pour la France à l'arrêt\" et la journée nationale d'action du 7 mars, a déclaré à l'AFP Fabrice Coudour, secrétaire fédéral de la branche énergie de la CGT. Les grévistes, qui avaient rendu mercredi indisponibles pour le réseau de nombreuses centrales hydroélectriques, jusqu'à 4 000 MW selon la CGT, ont levé la plupart des piquets de grève dans la soirée. \"On n'est pas encore dans la tenue des piquets de grève 24 heures sur 24\", a indiqué Fabrice Coudour. L'action au barrage de Grand'Maison (Isère), la plus puissante centrale de France (1.800 MW), était cependant toujours en cours jeudi matin et devait se prolonger tout au long de la journée, selon la CGT. A la centrale du Cheylas (Isère), les grévistes ont \"non seulement coupé la production mais ils ont fait tourner la centrale en pompe pendant l'heure de pointe\", et donc entraîné une consommation d'électricité, a indiqué le syndicaliste. Côté gaz, six sites de stockage étaient jeudi le théâtre d'actions de barrages filtrants de la part des grévistes de Storengy, filiale d'Engie, notamment le très important stockage de Gournay-sur-Aronde (Oise), qui dessert toute la région des Hauts-de-France, dont les grévistes interdisent l'accès au site aux sociétés et prestataires chargés des opérations de maintenance. Des actions de ce type étaient également menées dans les sites de stockages de Chémery (Loir-et-Cher), Céré-la-Ronde (Indre-et-Loire), Saint-Illiers-la-Ville, Beynes (Yvelines) et Saint-Clair-sur-Epte (Val d'Oise), selon la CGT.Par Nicolas

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20 Novembre 2021